C’est la saison du nebbiolo!

Avec le changement d’heure et le froid qui s’installe pour de bon, on retrouve avec bonheur le plaisir de cuisiner et de boire en mode automnal. À nous les braisés et nos vins préférés de la saison, qui sont ceux du Piémont – surtout s’ils sont faits avec du nebbiolo! Pourquoi est-ce qu’on aime tant ce cépage? On vous refile quelques bonnes raisons.
Texte la gang d’Oenopole



Des arômes complexes, très complexes
On ne s’ennuie pas avec le nebbiolo! Si on se livrait à l’exercice de goûter des vins de la même région et de la même année, mais issus de producteurs (et de villages) différents, on découvrirait une gamme d’arômes tout simplement incroyable. Il y aurait des notes de sous-bois, de feuilles mortes et de champignons; des arômes floraux de rose et de violette; la vivacité des petits fruits – fraises, framboises et cerises – fraîchement cueillis; et enfin cette bouffée rafraîchissante de menthol, eucalyptus et réglisse, que nous aimons particulièrement. Avec le nebbiolo, on est agréablement assaillis de tous côtés – c’est un peu comme se retrouver au cœur d’un bazar turc où tout est beau autour de nous!

Des personnalités multiples et attachantes
Grâce à son terroir très diversifié – comme celui de la Côte-d’Or en Bourgogne – et aux variations infinies du sol et du microclimat, propices au nebbiolo, le Piémont produit des vins aux multiples personnalités. On n’a qu’à penser à la puissance du Barolo, au bouquet entêtant du Barbaresco, et à l’élégance racée du Valtellina… Des vins tout aussi séduisants les uns que les autres.

De la finesse, mais aussi du punch
Ce cépage vif, léger, gracieux, est capable de puissance juste quand il le faut, un peu comme Mohamed Ali dans le ring! Ses arômes nuancés séduisent le palais, mais attention, ne vous laissez pas tromper: en finale, le nebbiolo livre son punch avec ses tanins fins et une belle acidité.

Des vins de méditation
Pas besoin de prendre la pose sur un matelas de mousse avec un troupeau de gens habillés en mou pour retrouver son moi intérieur. S’installer au coin du feu avec un verre de Barbaresco, c’est s’offrir un moment de zénitude absolue. Difficile de ne pas regarder la vie du bon côté, surtout s’il s’agit d’un Barbaresco Ovello 1996!

Pas (nécessairement) besoin de vendre ton auto
Les prix de ces fabuleux Barolos et Barbarescos? Ils vont de raisonnables à complètement insensés. Il faut donc étudier son affaire avant de passer à l’action. Un bon truc: opter pour des vins de régions moins connues, comme les Ghemme, Valtellina, Gattinara et Coste della Sesia. Il faut parfois jouer au détective, mais la récompense en vaut la peine. C’est un peu comme se lancer à la recherche d’un 33 tours rarissime dans un marché aux puces.

On peut choisir entre deux styles: l’ancien et le nouveau
Quand on parle de vins issus du nebbiolo, deux itérations s’affrontent pour dominer le marché. Ça ne va pas sans rappeler la lutte que se sont livrée le rap de la côte est et celui de la côte ouest il y a quelques années! Du côté «ancien», on a les vignerons traditionalistes qui travaillent la vigne comme l’ont fait leurs ancêtres depuis des générations. Du côté «nouveau», il y a les vignerons qui veulent produire des «vins modernes» en les faisant vieillir dans du chêne français neuf plutôt que dans des fûts de chêne de Slavonie. Libre à chacun de faire son choix. Mais nous, on se demande bien pourquoi on boirait un vin italien qui cherche à goûter le Bordeaux!

Le nebbiolo passe (très très bien!) à table
On l’a dit plus tôt, le nebbiolo a plusieurs personnalités, ce qui en fait un excellent compagnon de table. Ainsi, les jeunes Langhes – une appellation souvent moins chère – se marient parfaitement aux charcuteries et aux ragù légers. Des Barolos ou Barbarescos, vieillis au cellier, iront parfaitement avec des viandes nobles comme la venaison, le bœuf vieilli, l’agneau. Un de nos matchs préférés? Le Bartolo Mascarello 1990, servi avec un stracotto, soit une pièce de bœuf doucement braisée dans le vin avec une poignée d’herbes aromatiques et de l’oignon pour la douceur. C’est simple, ça goûte le ciel.

Voilà qui résume en bref – parce qu’on pourrait s’étendre encore longtemps! – notre appréciation du nebbiolo. Notre recommandation? Oublions la déprime de l’automne et offrons-nous une belle bouteille de réconfort. Voici nos suggestions – tous des vins fabriqués avec des méthodes ancestrales, bien évidemment!

 

Fratelli Alessandria, Langhe Nebbiolo, Prinsiot 2016, 32,75$.

ArPePe, Rosso di Valtellina 2015, 38,25$.

Produttori del Barbaresco, Langhe 2016, 27,20$.

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